Trail des Marcassins
Ce dimanche 26 Janvier 2025, une délégation de neuf athlètes de notre section loisirs a fièrement représenté le club lors du Trail des Marcassins. Dans une ambiance conviviale mais exigeante, nos coureurs ont affronté les sentiers vallonnés et boueux de cette course emblématique.
Nos athlètes se sont partagés les deux distances (4 pour le 17Km et 5 pour le 27 km).
Sur le 17km, Adèle D. et Anouck G. arrivent à 3 secondes d’intervalles en respectivement 2h19’43” et 2h19’46”. Anders T. est le plus rapide sur le 27 Km bouclant le parcours en 4h00’30”.
Chacun a su relever le défi avec brio, repoussant ses limites et savourant le plaisir du trail. Félicitations à tous pour leur engagement et leurs performances ! Bravo pour cette belle aventure sportive, qui illustre parfaitement les valeurs de notre club : passion, effort et camaraderie.
Ce 26 janvier, c’est d’abord le froid qui saisit en arrivant sur le départ de la course. « Saint-Brice-SOUS-forêt, il va falloir grimper pour l’atteindre la forêt », me glisse Thierry. Et grimper, ça commence par traverser les vergers de pommiers et la gadoue ne se fait pas attendre grâce au labour des chaussures à crampons. Assez vite on comprend que les sangliers qui vont retourner la forêt ce jour-là sont les quelques centaines de coureurs réunis sur le départ du complexe omnisports de la commune.
C’est parti pour 27 km de glaise, patinoires, toboggans, piscines (que les bénévoles se réjouissent de nous voir traverser). Les grosses pluies de la veille ont préparé le terrain, et on se surprend à apprécier même les rares passages sur du bitume qui permettent de décoller la 2e semelle de terre qui se forme sous les chaussures.
Au bout de 9 km, le passage des sangliers les plus rapides a déjà perturbé les indications vaillamment mises en place la veille par les bénévoles de la course. Le temps de tourner en rond sur quelques kilomètres, le trail des marcassins se transforme en trail des gens perdus. Entre ceux qui hésitent à rentrer au bercail et ceux qui veulent quand même courir, qu’importe les chances de retrouver le tracé, des petits groupes se forment. Oublié le chrono, il s’agit de se rappeler que malgré le froid, on est là pour parcourir la forêt et ne pas écorner nos projets.
Au détour d’un virage où on renifle avec espoir un reste de rubalise, on est remis sur le droit chemin par l’organisation, et chaque nouvel embranchement se passe ensuite sans hésitation – un bénévole à chaque carrefour qui pose question est là pour nous aiguiller et prodiguer quelques mots d’encouragement et des plaisanteries.
Ça monte et ça descend vite pour les néophytes, on en vient aux mains avec certaines montées dont l’inclinaison invite à passer en mode quadrupède. Une semelle qui traîne dans la boue nous suggère que d’autres éprouvent encore plus fortement le terrain.
Bref, des conditions rudes, beaucoup de glissades, des trous d’eau pour ne pas prendre le temps d’avoir trop chaud. Quand on apprend par les organisateurs que l’an dernier le terrain était gelé et roulant, on se dit que le trail des marcassins est drôlement taquin. Reste qu’à la fin, les mains réchauffées par une soupe, et le ventre comblé d’un hot-dog, on est bien content de s’être accroché. Au fond, on s’est bien amusé.
